La rouille est LE mal qui ronge nos chers UMMs. Endroit particulièrement sensible, les passages de roues arrieres. Je raconte ici comment j'ai traité le problème.

 

La rouille…ce mal endémique et chronique sur nombre de véhicules (souvent anciens) n’épargne pas nos chers UMMs. On se demande en quoi consiste le traitement anti-corrosion à l’usine (si tant est qu’il existe).

La rouille adore se nicher sous les élargisseurs d’aile en plastique, qui courent tout autour de la voiture. Elle aime à miner le bas des baies de pare-brise, affectionne la jonction caisse/hard top, mais c’est surtout au niveau des passages de roues arrières, au niveau des fixations des ceintures de sécurité, qu’elle prospère. Une contre-plaque en tôle de 4 mm renforce par en dessous les fixations de ceinture, la rouille s’installe comme un cancer et fini par feuilleter le métal. Comme les ceintures se fixent dessus, il va sans dire que la réparation s’impose pour des raisons de sécurité.

 

 

Ô Rouille ! Ô désespoir ! Que n’ai-je tant point vécu que pour cette infâmie !

 

 

 

L’opération consiste donc à découper dans la joie et la bonne humeur les parties malades, puis poser des morceaux de métal sain. Je vous fais part de mon expérience personnelle, sans dire que c’est LA bonne méthode à suivre : en effet, c’est la première fois que je travaille ainsi la carrosserie, moi qui suit plus à l’aise avec la mécanique moteur.

 

 

S’armer de patience, d’une bonne meuleuse, d’une liste de jurons bien à jour, d’un disque spécial métal, lunettes de protection et gants INDISPENSABLES (casque anti-bruit fortement conseillé). Pensez à protéger votre pneu ou déposez la roue, car les scories incandescentes et le caoutchouc…Je ne vous fais pas de dessin.

 

 

Après 2 heures d’efforts, la découpe est faite. J’en profite pour passer la brosse métallique rotative dans l’angle du fond.

 

 

Les bricoleurs avertis soudent de nouvelles tôles, il faut pour cela savoir manier le MIG, chose que je n’ai jamais touché et que je ne possède pas. Ma chance, c’est d’avoir un beau-frère qui travaille dans une carrosserie de véhicules industriels. La forme ultra simple des passages de roue facilite grandement la bricole.

L’idée, c’est de fixer une tôle inox 2 mm coté intérieur, et une autre, pliée, par-dessous, en guise de contre plaque (pour remplacer l’ancienne) débordant largement sur le « trou » , de façon a prendre en sandwhich le passage de roue.

 

 

 

Le tout sera perçé en place (prévoir de bonnes mêches spéciales inox) et riveté a la riveteuse pneumatique professionnelle (en prêt, merci Régis). Les rivets utilisés sont des rivets MONOBOLT inox, résistant unitairement a 1000 daN a l’arrachement comme au cisaillement. Ils sont de plus étanches, si bien que l’eau ne risque pas de remonter. 12 rivets fixent les plaques, ca ne risque pas de bouger. Pour rendre le tout parfaitement étanche, et minimiser les éventuelles vibrations, j’ai badigeonné la périphérie et tout l’interstice entre les plaques avec du mastic PU mono composant.

 

Avant la pose des plaques j’en ai profité pour badigeonner généreusement les parties fraichement mises à nues avec un primaire phosphatant (genre Rustol) puis Frameto.

 

ça a déjà meilleure allure

 

Il ne reste qu’à percer pour remettre en place la platine de fixation de la banquette et le point d’attache de la ceinture de sécurité.

 

et voilà le travail !