Gérard nous conte son merveilleux voyage en Islande; Compte –rendu d’un voyage en Islande, ou réponse à la question « jusqu’où peut-on aller en UMM ? » (Gérard Batoux)

 

 

 

L’Islande c’est d’abord un long voyage d’approche par terre et par mer : rejoindre par les autoroutes de France, d’Allemagne, et du Danemark, le port d’Hanstholm (à 1800 km de Grenoble, à 103km/h de moyenne, ça le fait !) pour embarquer sur le ferry le « NORONA II» à destination des Iles Féroë après 36 heures de mer, avec escale de 2,5 jours et de nouveau 16 heures de traversée pour « Seydisfordjur » à l’Est de l’Islande « terre de la création du monde ».


 

 

Pour nous, partis le vendredi 5 août à 14h après le travail, nous atteindrons notre destination islandaise le jeudi suivant à 10h, après avoir subi les embouteillages sur les autoroutes allemandes, découvert les champs d’éoliennes du Danemark,

 

 

essuyé la tempête en Mer du Nord et les caprices météorologiques de ce coin du monde, passé les premières nuits dans l’UMM … et donc vécu à l’heure des Iles Féroë (battues par la France 2/0 aux derniers éliminatoires de la coupe du monde 2006).

Première féérie de ces terres nordiques, les maisons aux toits de terre, aux couleurs vives, le calme de la plus petite capitale du monde, çà y est nous avons quitté le continent et en plus le soleil brille !?! Les Iles Féroë sont sous "domination" Danoise, mais elles ont un statut particulier et une certaine autonomie, elles ont leur propre gouvernement sauf pour la défense et la politique étrangère.

 

 

Les ressources sont à 97% la pêche en mer et les poissons d'élevages, la deuxième ressource, les moutons, est conservée plus par tradition. Ainsi tous les villages de ces 17 îles (18 au total dont une non habitée) ont un port, sauf un qui se trouve à côté d'un lac et se tourne vers le tourisme (à la féringienne !?!) on y a même vu un bateau "mouche" pour s'y promener !!!

Ils sont 46000 habitants, la majorité des actifs sont pêcheurs et élèvent leurs moutons. Dans certains cas, ils ont dû faire preuve de beaucoup d'imagination pour atteindre la mer comme dans le village de Gjogv (imprononçable), où les bateaux sont remontés grâce à un finiculaire…

 

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De même pour nourrir les moutons durant les mois d'hiver, il faut faire les foins (comme chez nous) et le faire sécher, mais comme il y pleut abondamment, qu'il y souffle beaucoup de vent en permanence, et que le relief est très accidenté (ça fait pas mal de difficultés) ils ont développé des techniques très spécifiques. Ils fauchent le foin, le suspendent dans des grillages (type clôture à mouton) puis l'enferment dans des filets …

 

 

Durant les mois d'été, les moutons sont en liberté contrôlée sur toutes les îles.

Il semblerait qu'il n’y ait pas de grosse différence de classe sociale à voir le parc automobile et l’habitat qui, dans certains villages, est resté traditionnel avec son toit en herbe ….

 

 

Au matin du septième jour de notre voyage, l'arrivée sur l’Islande nous met tout de suite dans l'ambiance, ciel couvert, température 12°C, va falloir s’y faire.

Le port de Seydisfordjur apparaît au fond de son fjord, plus moderne, plus terne que les Iles Féroë. Il est vrai que ce n'est pas la capitale.

Après un passage de douane légèrement stressant mais sans histoire, il faut dire que l'Islande se protège énormément et interdit toute importation de denrées fraîches, on ne sait jamais, la nature est si fragile!! elle se protège aussi par intérêt: 3kg maximum de nourriture par personne. Connaissant le coût exorbitant de la vie dans ce pays, nous cachons 7kg de nourriture en plus des 6kg autorisés, une astuce, laisser passer les camping cars d’abord.

Première mauvaise surprise : le gasoil à 1,50 € le litre, ouaaaaaah !! va falloir être léger sur l'accélérateur …

 

Direction le sud, nous devons atteindre le site d' Ingolfshofon le plus rapidement possible pour avoir encore une chance de voir des macareux avant leur départ …

Un dicton islandais dit: "si tu n'es pas content de la météo attends 10 minutes" , moi je rajouterai "si tu n'es pas content de la météo déplace toi de 50km" …

Tout cela est vérifié et quelques instants, ou quelques dizaines de km plus loin, après avoir eu la pluie, le brouillard intense (on y voyait pas à 10 mètres), les premiers rayons du soleil apparaissent, c'est vrai il est plus bas et moins chaud, les premiers paysages apparaissent, les premiers glaciers, grandioses …

 

 

La végétation, lorsqu'elle existe, est très verte, peu d'habitation, quelques fermes par-ci par-là, et toujours les langues glacières qui descendent, jusqu'à proximité de la mer, du principal glacier d'Islande le Vanatjokull, aussi grand que la Corse. Nous montons jusqu'à proximité de l'une de ces langues glacières le "Skalafellsjokull" pour se rapprocher de la glace. Après 16 km de piste montagneuse nous sommes au pied de la glace. Des promenades sur le glacier sont organisées avec des véhicules spéciaux! Bonjour l'écologie ! Nous nous contenterons de quelques pas sur le glacier.

 

 

Nous continuons en empruntant la nationale 1, route qui désormais fait le tour complet de l'Islande (à peu près 1000km) puis nous arrivons sur le site de "Jokulsarlon". Arrêt sur image… Le glacier plonge dans un lac au niveau de la mer et vient y déverser des blocs de glace remplissant cet espace d'icebergs qui ne peuvent s'évacuer qu'après leur fonte au bout de quelques mois voir quelques années, pour franchir la passe.

C'est magique, dommage que le site soit exploité, voire surexploité touristiquement, faisant perdre la sérénité des lieux …

 

 

Nous bivouaquerons au point de départ pour accéder au site de l'île de Ingolfshofon comme prévu…

Ce soir là, premier contact avec les "grands labbes", la mousse et les lichens qui s'accrochent sur le sol volcanique.

Nous sommes donc le samedi matin 13 août et nous espérons bien voir quelques oiseaux sur cette île particulière…

Sans avoir prévenu, nous sommes tout de même sur place à 9h00 comme il est indiqué sur le guide et vers 10h00 arrive un quinquagénaire typiquement islandais qui ne sait pas parler anglais (c'est rare…) mais qui comprend ce que l'on veut, et nous fait savoir que les oiseaux sont en majorité déjà partis…

Nous faisons le tour de l'île, quel dommage de ne pas comprendre l'islandais car ce guide semble être une véritable encyclopédie … nous voyons de nouveau des grands Labbes qui nous attaquent si l'on s'approche de leur nid où un de leurs petits se trouve, nous voyons aussi quelques macareux qui ne sont pas encore partis pour leur destination d’hiver, magnifiques oiseaux pêcheurs qui sillonnent les océans et qui reviennent tous les ans, par colonies entières, pour se reproduire dans leurs terriers…

 

 

Le voyage continue, ciel sombre et bas, froid et humidité !!! cascades, champs de lave à peine recouverts de mousse, chapelle traditionnelle à demi enfouie sous terre.

La "terre" d'Islande est très jeune, c'est tout de suite ce que l'on ressent, la plus vieille pierre que l'on trouve ici a à peine 9 millions d'années, par comparaison, en France, elle a 900 millions d'année. C'est pour cela qu'il n'y a pas beaucoup de terrain cultivé ou exploité, l'Islande est un immense champ de lave avec quelques glaciers. La végétation y est fragile, mais intacte. L’air y est très pur et très limpide, toujours renouvelé et balayé par les vents, il y a d’ailleurs très peu de développement bactérien, et la propreté est naturelle et génétique chez l’islandais.

Pays de feu et d'eau qu’ils disent …

Visite au site du "Laki", c'est un site où l'on trouve un alignement de 13 cratères qui ont érupté en 1783, l’éruption dura 8 mois d'affilé, elle fut la plus longue connue sur terre, si elle ne fit aucune victime directe à cause de la lave en fusion (coulée de 60km de long !!), les conséquences dues au gaz et au nuage de cendres volcaniques, qui assombrirent le ciel et entraîna une famine sur plusieurs années, firent plus de 10000 victimes. On attribua aussi à cet événement les différentes famines


 


de l'époque en Europe, provoquées par la diminution de l’ensoleillement, qui auraient débouché sur la révolution française de 1789…

Après la région du "Laki", direction les déserts du centre, franchissant les premiers gués divers et variés longeant cours d'eau et cascades.

 

 

Passage par le site du "Landmanalaugar" …un des plus touristiques (pas obligatoirement le plus intéressant) de par sa situation (accessibilité, éloignement) et surtout arrivée ou départ de randonnées pédestres ou VTT pour ceux qui aiment l’exploit. On y découvre les premières manifestations de notre planète Terre: solfatares, champs de lave, sources d’eau chaude et surtout beaucoup de couleurs différentes quand le soleil est présent…car toujours la pluie qui se manifeste, si ce n'est la tempête …

Continuant vers le centre, la végétation se fait de plus en plus rare, uniquement auprès des cours d'eau, puis c'est le sable noir du "Sprengisandur" … avec toujours en vue un glacier … le vent qui souffle …

 

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Des rencontres surprenantes et un peu folles … imaginez-vous les cyclistes devant, d'abord, traverser les bagages, puis le vélo après s'être déchaussés pour franchir les gués où l'eau ne dépasse pas les 8 degrés …

 

 

fou complètement fou … j'ai dû ramener un vttiste italien, sur 50km, bloqué pour la deuxième journée ne pouvant continuer son chemin face à un vent trop violent , et ce couple anglais qui mis 3 jours et demi pour faire les 90km qui les séparaient du site d'Ajka et qui n’a ne rien pu contempler à cause d'une couverture nuageuse abondante .

Des moments extraordinaires…

Dans ces bains d'eau chaude (38° à 40°) malgré la pluie et le froid, nous sommes à Laugafell, un coin perdu, avec un refuge, sa gardienne et sa petite fille (2ans) qui vivent dans une cabane de 10m² pour la saison touristique (juillet et août).. Un endroit où il est plus difficile d'avoir de l'eau froide que de l'eau chaude !!!!

 

 

Nous continuons la traversée sud/nord de l'Islande dans le désert de cendre entre les glaciers du "Vanatjokull" et celui de "Hofsjokull", dont la première traversée motorisée date de 1933. Nous sommes à une altitude moyenne de 700/800m, cascades, eaux bouillonantes, oiseaux, cygnes, et autres palmipèdes sont le lot quotidien du paysage.

 

 

Puis c'est le site de "Kerllingarfjöll", celui que je préfère, car étant d'un accès un peu plus difficile que les autres (pistes, gués et côtes, obligeant le 4X4 et interdisant les bus), pas de touriste, bien qu'il y ait encore des restes d'une ancienne station de ski désertée, et aussi beaucoup de phénomènes géothermiques spectaculaires, il ne faut pas marcher n'importe où, bien suivre les quelques petites balises, car on ne sait pas trop ce qu'il y a en dessous, beaucoup de parties de sol se trouvent être uniquement des voûtes de souffre qui ne demandent qu'à céder sous notre poids, à certains endroits le sol est à 60°C, en plus, pour la beauté du spectacle il y a un glacier qui descend jusqu'ici… magique …. la terre fume…et vit…

 

 

Plus au sud, on débouche sur la grande région sud/ouest la plus peuplée d'Islande, et nous découvrons "Gullfoos" (la cascade d'or), célèbre aussi par cette femme, écologiste avant l'heure, qui menaça de se suicider dans les chutes lorsque des industriels vinrent pour proposer à son père d'acheter le terrain pour y construire une centrale électrique… Ah ! Le pouvoir des femmes n’est pas illusoire en Islande, ils peuvent nous donner des leçons, nous avons vu dans les piscines, les mêmes installations pour s’occuper des bébés (table à langer) tant du côté homme que du côté femme !

 

 

Quelques kilomètres plus loin le site de Geysir (qui donna son nom au phénomène appelé "geyser"), ce n'est plus le geyser initial qui se manifeste régulièrement toutes les dix minutes mais son succeseur "Strokur" à une centaine de mètres. Un bulle d'eau qui se gonfle et explose à environ 25 mètres de hauteur (le plus grand geyser du monde se trouve aux Etats Unis, il monte à environ 125m et ne se manifeste qu'une fois par an…) et toujours des résurgences d’eau aux environs de 85°C.

Par chance, en cette fin de journée, le ciel c'est dégagé…

 

 

 

 

 

Nous continuerons notre voyage par la côté Ouest, la capitale Reykjavik, la péninsule de Snafelljokull et ses phoques, la traversée en ferry de la baie de Breidafjordur pour rejoindre la région des fjords du Nord/Ouest où nous verrons quelques ébats furtifs de baleines joueuses, puis la partie Nord avec Akuyeri (deuxième ville d’Islande) pour arriver sur la région du lac Myvatn,

 

 

en même temps que les premières neiges de l’année, et le site volcanique du Krafla … puis les chutes d’eau de Detifoss et Selfoss (les plus cataclysmiques) le site volcanique d’Askja où nous devrons nous équiper de guêtres comme dans nos montagnes pour atteindre la caldeira du Viki après une marche sans visibilité de trois heures à la boussole (lac volcanique où l’eau laiteuse est en permanence à 40°C) mais mieux qu’un discours laissons parler les images.

 

 

L'Islande moderne est un pays qui semble très bien s'en sortir au niveau économique. Le niveau de vie est très élevé. Il est vrai que les américains les ont pas mal aidés, qu’ils n’entretiennent aucune armée, ne construisent aucune arme de destruction massive, et que les nouvelles réglementations de la pêche (règle sur les 200 miles des côtes) leur permettent d'avoir un bon revenu d’exportation. Ils commercent avec le Portugal, l'Espagne et certains pays africains, leur vendant la majorité de leur production de morue séchée.

 

 

Avec un peu de beurre c'est très bon, une fois passé le premier moment de sécheresse !!!! D’autre part, n'ayant pas à importer beaucoup de pétrole, uniquement les besoins des véhicules qui ne roulent pas énormément car le pays n'est pas très grand et souvent très enneigé, ils ont donc peu de dépense énergétique, l'essentiel de leur énergie provient de l'hydroélectricité et de la géothermie.

 

 

Cette dernière leur permet, même au-delà du chauffage, de cultiver des fruits et légumes sous serres (c'est le seul


 


pays d'Europe où l'on produit des bananes !!!). Ils étudient la possibilité d’exporter cette géothermie en produisant de l’aluminium étant partagés entre les revenus que cela peut générer et les dégâts écologiques que cela pourrait entraîner. Partout dans le pays l'eau chaude est présente. Ce qui permet d'approvisionner des piscines que l'on trouve dans n'importe quel village, c'est une véritable culture chez eux. L'exemple du site de "Blue Lagoon", pas loin de la capitale, en est l'illustration: les rejets d'eau chaude de l'usine géothermique ont créé un lac artificiel exploité pour les habitants et les touristes, et je vous promets quand vous subissez, la pluie, le vent et les tempêtes,

 

 

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vous êtes heureux de vous retrouver dans cette eau chaude, vous oubliez tout, même l'environnement extérieur, c'est leur côte d'Azur, leur soleil tout au long de l'année. L'eau est à 40°C et sa couleur bleue laiteuse est due à la teneur en silice importante et à une algue.

Peuplé de près de 400000 habitants, ils puisent leurs origines parmi les celtes et les scandinaves. Les premiers habitants furent des moines venus d’Irlande et vivant en ermite, puis les premiers colons arrivèrent de Norvège vers 850 de notre ère accompagnés de leurs esclaves Ecossais ou Irlandais, pour échapper certainement à la tyrannie du roi Harald.

 

 

L'Islande a pris son indépendance en 1944, après une longue domination danoise ou norvégienne suivant les époques, faisant de cette île exploitée, une terre de pauvreté et de misère. Elle a toujours réussi à garder son identité culturelle et sociale (au niveau langue, ils lisent encore parfaitement les « sagas » de leur histoire écrites dans les premières années de construction du pays). Ce fut la première démocratie au monde, elle fut créée en l'an 980 et l'assemblée se réunissait une fois par an sur le site de Thingvelir pour y définir les lois qui régissaient cette société constituée de clans sans aucun pouvoir central.

 

 

A noter au passage que l’on peut voir sur ce site la faille qui sépare les deux plateaux continentaux de l'Amérique et de l'Eurasie, qui s'écarte de deux centimètres par an (entraînant autant de phénomènes volcaniques…)

Rapidement en l'an 1000, au cours d’une de ces assemblées annuelles, « l’Althing », il fut décidé de ne se référer qu'à un seul Dieu, Thorgeir Thorkelson a convaincu son propre clan de renoncer à « Thor et à Odin » pour éviter une scission du pays et l’affrontement des deux religions « Mieux vaut renoncer à nos dieux que de nous déchirer dans les malheurs de la guerre ! », ainsi fut adopté la religion chrétienne d'un commun accord, abandonnant et jetant les effigies et autres gri-gris des anciennes croyances dans la chute d’eau appelée


 


depuis "Godafoss" (foss= cascade, Goda de God en anglais qui signifie Dieu) dans le nord du pays.

 

 

Cette décision évita toutes les guerres qui auraient pu éclater et que nous avons subi nous (et que nous subissons encore), on peut toujours rêver. Désormais les habitants sont "chrétiens luthériens", sous l'influence des danois qui s’accaparérent le pays au 16ème siècle et l’exploitèrent jusqu’en 1843, date du rétablissement de l’Althing sous l’influence de Jon Sigurdsson.

 

 

On trouve donc beaucoup d'anciennes églises dans les campagnes tandis que dans les villes une mode récente de reconstruction d'établissements religieux a permis pas mal de délire à des architectes aux idées curieuses ….

 

Il faut bien comprendre qu'en Islande, un village peut n'être constitué que d'une maison et une chapelle …..

 

 

(sur la dernière photo l'église est l'espèce de bâtiment blanc aux formes bizarres au sommet de la colline …).

 

On citera aussi « Eric le Rouge » qui dans les années 985, banni d’Islande pour meurtre, entraîna sa famille et créa une colonie au Groëland, Son fils Leif Eriksson découvrit la partie Nord du continent Américain (ceci ne fait pas parti de notre histoire officielle !!).

 

N'ayant plus d'arbre, pour cause de surexploitation, ils se contentent désormais de récupérer le bois flotté échoué sur les côtes.

 

 

Cependant ils essaient de replanter des sapins dans certaines régions mais c'est tout de même très dur a pousser…

 

 

Ce voyage c’est plus de 8000km dont 4000km en Islande, c’est 1000€ de gasoil, 1600€ de passage bateau pour le véhicule et deux adultes, seulement 500€ de nourriture achetée sur place


 

vivant sur nos provisions, avec les cadeaux, les musées, les frais diverses le budget total sera de 4200€ (nous avons dormis dans notre UMM en majorité en camping sauvage), c’est aussi un réservoir qui fuit, la patte supérieure de fixation du radiateur cassée (classique, désormais il y en a deux) suite aux vibrations de la piste 910 (la plus détestable), des roulements de pont avant a changer suite aux nombreuses traversées de gué, le joint de trompette gauche était en mauvais état et de l’eau sablonneuse a pu s’introduire à l’insu de mon plein gré….. Bref, c’est désormais aller au boulot tous les jours à pied afin de se refaire un porte monnaie…. pour le prochain voyage.